Le bonheur peut
naître d'un simple match de handball. Et le bonheur que
l'équipe de France masculine nous a fait vivre, dimanche, en
remportant la finale de l’Euro 2006, est aussi intense que
celui que nous leur souhaitions depuis le début de la
compétition. Ce premier titre de "Champion
d'Europe" désormais accroché au maillot aux
couleurs de l'Artisanat est la très juste
récompense des talents et savoir-faire de nos Bleus, et de
tout le travail accompli par leur encadrement. Qu'ils en soient tous et
chacun remerciés au nom des 3 000 000 de supporters de la
Première entreprise de France. Très
sincèrement. Avec
les Bleus, nous avons pu nous réjouir avant même
la fin de la finale contre l’Espagne, le 5 février
à Zürich, de l’exploit qu’ils
étaient en train d’accomplir. Parce qu'ils se sont
tout de même permis de surpasser l'équipe
Championne du monde en titre, de la même manière
qu'ils l'avaient fait pour la Pologne ou l'Ukraine : 8 buts
d’écart ont sanctionné les
débats entre une équipe de France si vaillante et
déterminée, et une équipe
d’Espagne qui, loin de démériter, n'a
pu très longtemps résister. Comme l’avait annoncé
le capitaine Olivier Girault à la veille du match et sans
excès de vantardise, il aurait fallu que les Espagnols
soient, dimanche, sacrément forts pour venir battre les
Tricolores. Le temps de se mettre en route et la machine à
gagner s’est enclenchée, dans le sillage
d’un Nikola Karabatic éblouissant à
11/14 aux tirs. La défense de fer s’est de nouveau
appliquée à faire déjouer les
meilleurs joueurs adverses et, après Hens ou Balic,
c’est cette fois Iker Romero qui s’est
trouvé dans l’impossibilité de
développer ses attaques et de faire jouer ses partenaires.
De fait, les Espagnols étaient finalement plus
fatigués que ce que l’on croyait, preuve que le
Championnat d’Europe est vraiment une compétition
sans pitié. Comme tous les autres avant eux, ils ont fini
par craquer à force de se heurter à une muraille
au sommet de laquelle s’est de nouveau trouvé le
gardien Thierry Omeyer, qui a parachevé le travail de ses
coéquipiers en décourageant les
dernières velléités de
révolte espagnole. En
battant tour à tour les Champions d’Europe
allemands, les Champions olympiques croates et les Champion du monde
espagnols, les joueurs de l’équipe de France ont
été à la hauteur de l'espoir qui
était le nôtre lorsque nous nous sommes
engagés à leurs côtés, en
partenaire résolu de la Fédération
française de handball. Nous sommes fiers
d'avoir cru en eux ! Envoyez
vos félicitations à : allezfrance@ff-handball.org |